Comment installer une ligne de vie sur un toit ?

Comment installer une ligne de vie sur un toit ?

.

Effectuer des travaux su son toit en toute sécurité

La sécurisation des travaux temporaires prévue par le Code du travail relève de la responsabilité de l’employeur. Le chef d'établissement garantit un poste de travail équipé conformément à la nature des risques relevés sur le chantier. Dans certaines configurations, la sécurité des travaux en toiture passe par la ligne de vie. Quels sont les cas de figure où cette solution s’impose et quelles sont ses modalités de mise en place ? Nous faisons le point sur le rôle de la ligne de vie et les précautions relatives à son installation.

Travaux sur la toiture et risques de chute


Si le nombre de chutes en hauteur tend à diminuer, cette baisse est relativement moins rapide que celles des accidents du travail toutes catégories confondues. Il en va de même pour le nombre de décès des suites d’une chute qui décroît moins rapidement que ceux observés sur d’autres interventions. En outre, si les chutes ne sont plus mortelles, leur gravité a considérablement diminuée, selon les données statistiques de la Cnam relevées sur la période 1989 - 2012.

Précautions relatives aux travaux en hauteur :

  1. Contourner la nécessité d'intervention en hauteur en explorant les alternatives possibles.

    Les opportunités de se passer d’une intervention humaine en hauteur sont rares, mais ces possibilités doivent être considérées en priorité. Il s’agit d'identifier les possibilités de préparation au sol et d’envisager l'installation mécanique au moyen d’une grue par exemple.

  2. Établir la liste exhaustive de tous les risques incontournables.

    Si le travail en hauteur s’impose, il implique toutes sortes de risques : les chutes, les glissades, mais aussi l’électrocution ou encore l’écrasement. Pour chacun, la source doit être identifiée : dénivelé important, nature du revêtement, présence de câble sous tension…

  3. Privilégier la mise en place de dispositif de protection au plus près du danger.

    Une fois les sources de danger identifiées, la priorité doit systématiquement être donnée aux solutions de protection pouvant être déployées à proximité immédiate. Par exemple, en prévention des chutes, le garde-corps périphérique en toiture prévaut sur le filet horizontal en contrebas.

  4. Faire passer la protection collective avant la protection individuelle.

    Les mesures de protection collectives comme la mise en place de garde-corps, sont également prioritaires sur les équipements de protection individuelle (EPI). Par ailleurs, dès que les conditions du chantier le permettent, les dispositifs de sécurité collective permanents sont préférés aux solutions de protection collective temporaires.

  5. Informer et former les travailleurs.

    Les travailleurs mobilisés sur les chantiers en hauteur doivent être correctement informés sur les risques encourus et sur les solutions de protection mises à leur disposition. La formation et transmission des instructions doit garantir la compréhension et l'application effective des règles de sécurité de toiture et ligne de vie par l’ensemble des effectifs concernés.

Sécurité des travaux en toiture : la ligne de vie


Les lignes de vie, prévues pour le travail en hauteur, font partie des équipements de protection individuelle (EPI) qui protègent le personnel évoluant en hauteur dans plusieurs situations. Tout d’abord, elles sécurisent l'intervention des travailleurs qui installent les dispositifs de protection collective temporaire ou permanente sur la toiture. Ensuite, lorsque la mise en place de protection collective n’est pas envisageable, elles accompagnent les effectifs évoluant en hauteur sur toute la durée du chantier.

La ligne de vie est un support d’assurage horizontal flexible au long duquel coulisse un ancrage mobile. Les longes assurent la liaison entre le point d’ancrage mobile et le harnais. L’installation de la ligne de vie se fait le long des points d’ancrage établis conformément aux prescriptions techniques du fabricant.

La sélection des points d'ancrage de la ligne de vie sur toiture se fait également en tenant compte de :

  • la simplicité du parcours pour les travailleurs ;
  • la proximité du point d’ancrage avec la zone de travail, afin de limiter au maximum les effets pendulaires en cas de chute ;
  • la hauteur du point d’ancrage qui joue sur la distance de chute libre en cas d'accident.


Le type de longes retenues sur le chantier, rétractables ou absorbeurs d’énergie, déterminent une partie des exigences à respecter en matière de dégagement. Aussi, il convient d'évaluer la pertinence du positionnement des points d’ancrage au vu de l'ensemble du dispositif de sécurité mis en place.

À partir de quelle hauteur la chute présente-t-elle un danger ?


Bien entendu, toute chute, quelque soit la hauteur, représente un danger pour le personnel. La question se pose davantage en ces termes : quel niveau de choc le corps humain peut-il supporter sans entraîner de dommages ? Cette force maximale exercée sur l’individu est exprimée en décanewton (daN) et fixée à 600 daN, soit 2 fois moins que la force exercée par l’ouverture d’un parachute en chute libre pouvant entraîner des lésions cervicales.

À ce titre, le Code du travail prévoit que, sur les plans de travail sans protection collective, les travailleurs soient équipés de protections individuelles de façon à ce qu’aucune chute libre ne puisse excéder une distance d’un mètre. Ce qui ne signifie pas que les chutes libres d’un mètre sans protection soient autorisées. Ce sont bien les situations de chute libre avec système d’arrêt de de chute qui, en absorbant une partie de l’énergie, permettent de rester en dessous de la valeur limite fixée pour prévenir les préjudices corporels.

Rikksen

Rikksen