Comment prévenir les risques de chute en hauteur ?

Comment prévenir les risques de chute en hauteur ?
dispositif sécurité toiture terrasse

BTP : des activités toujours à risque malgré une sinistralité en baisse

Seconde cause des accidents du travail mortels, les chutes se classent juste derrière les accidents de la circulation. Face à ce risque, les professionnels du BTP sont en première ligne, au même titre que les agents d'entretien et ceux en charge de la maintenance du réseau électrique.

Les rapports de l'Assurance Maladie sur les risques professionnels font état de 33,5 accidents du travail pour 1000 salariés en 2019. Une part inférieure à celle enregistrée l'année précédente, et qui s’inscrit dans la suite logique d’une stabilisation observée ces dernières années.

Si la proportion est stable, le nombre d'accidents du travail continue d’augmenter, suivant la courbe de la hausse du nombre de salariés comptabilisés (+2 %) sur l’année 2019. Et parmi les 3 risques identifiés comme étant responsables de la majorité des accidents du travail figure le risque de chute dans le BTP, aux côtés des risques chimiques et des troubles musculo-squelettiques.

S’ils sont les plus exposés, ces secteurs sont également ceux qui affichent les meilleures progressions chaque année. Contrairement à d’autres activités, les dangers du BTP sont clairement identifiés et nombre de protocoles et réglementations ont été mis en place pour sécuriser les chantiers, et encore plus particulièrement les interventions effectuées en hauteur.

En 2019, les secteurs qui ont enregistré une hausse du nombre d'accidents sont par exemple l'alimentation, le transport, l’énergie et encore plus particulièrement les activités tertiaires qui ont connu un bon de 4 % du nombre d'accidents du travail, par rapport à l’année précédente.

Le BTP reste donc un secteur à risque, mais où la conscience du danger et les actions de prévention offrent des résultats concrets pour la préservation de la santé des salariés.

Identifier les situations à risque

Le risque de chute de hauteur est présent lorsque les professionnels évoluent :

  • sur les toitures, au niveau des charpentes et des terrasses d’immeubles ;
  • sur les solutions d’accès vers des espaces situés en surélévation comme les échelles, les passerelles ou les escaliers ;
  • sur certains équipements de travail comme les échafaudages.

Certains travaux sont réalisés au sol, mais à proximité d’un dénivelé important : tranchée, fouille, falaise… Ces particularités du terrain doivent être prises en compte, car elles supposent les mêmes risques que ceux rencontrés lorsque le professionnel est en situation de surélévation par rapport au sol. Pour autant les classifications diffèrent, puisque cette dernière situation n’est pas une « chute de hauteur » à proprement parler, mais une « chute de plain-pied par l’existence d’une dénivellation ».

dispositif de sécurité collective

Savoir prévenir les risques de chute de hauteur

Une fois le risque identifié, les différents acteurs concernés doivent enclencher un plan de prévention en respectant l'ordre de priorité des actions à mener.

Surfaces de travail en hauteur et garde-corps de sécurité sur toiture

Les ateliers, les installations industrielles ou tout autre espace de travail situé en hauteur doivent disposer d'équipements de protection collective permanents. Les garde-corps sont des dispositifs de sécurité collective offrant différentes possibilités d’agencement et d'installation selon les fabricants : droits, inclinés, avec ou sans percement du revêtement… 

Les garde-corps assurent la sécurité des toitures-terrasses accessibles ou non au public. Les passerelles, équipées de garde-corps adaptés, contribuent également à atténuer les risques de chute.

Travaux ponctuels en hauteur

Lorsque les professionnels interviennent pour une opération ponctuelle en hauteur, il est possible que la surface de travail ne soit pas équipée de protections collectives permanentes. Dans ce cas, leur sécurité est assurée par l'installation d'un équipement temporaire de protection collective. Les garde-corps périphériques provisoires, comme les garde-corps de toiture permanents, doivent répondre aux exigences réglementaires en vigueur.

Les dispositifs de recueil souples s'utilisent dans des circonstances similaires et sont considérés comme une protection collective au sens du Code du travail. Il s'agit des dispositifs d’arrêt des chutes, comme les filets sur consoles et en grandes nappes, pouvant être mis en place lorsque l'installation des garde-corps n’est pas envisageable.

Intervention en hauteur sur une zone sans protection collective

Dans certains cas, la surface de travail n’est pas sécurisable au moyen de dispositifs de protection collective. La mise en sécurité des intervenants repose alors sur les équipements de protection individuelle (EPI) :

  • les systèmes d’arrêt des chutes ;
  • les systèmes de retenue ;
  • et les systèmes de maintien au poste de travail.

Les systèmes d’arrêt des chutes sont par exemple les points d’ancrage, les harnais antichute et les longes avec absorbeurs d’énergie, capables d'arrêter la chute et d’assurer la suspension de la personne. Les systèmes sont dits « de retenue » lorsqu'ils consistent à empêcher les intervenants de s'approcher des zones à risque. Ce dispositif n’arrête pas la chute, il agit en amont pour qu’elle ne puisse pas se produire.

Les systèmes de maintien au poste de travail sont ceux qui permettent à l'opérateur de travailler en suspension ou en appui, par exemple avec un harnais conforme à la norme NF EN 361.

Rikksen, expert en sécurité pour les travaux en hauteur, propose des garde-corps et des équipements de protection individuelle conçus pour répondre aux normes en vigueur et s’adapter aux réalités du chantier.

Face aux contraintes techniques, architecturales et réglementaires, Rikksen offre des solutions à la fois durables et esthétiques pour les installations permanentes et un large choix de produits adaptés à différentes configurations pour les équipements de protection individuelle des travailleurs.

Rikksen

Rikksen